
Bel été à tous et à la rentrée !!
STAGE D’AUTOMNE
CHÓNGYÁNGJIÉ 重陽節 2026
Samedi 12 décembre (acrobaties et pieds)
Dimanche 13 décembre 2026 Vichy
Ecole d'Arts Martiaux Traditionnels et de Boxes du Sud
Chine & Nord Vietnam Nán Quán 南 拳

L'Ecole Hǔ Yǐng Dào 虎 影 道
南 拳 Nán Quán - Méthode & ambitions
L’essentiel des techniques de l’École 虎 影 道 Hǔ Yǐng Dào, fondée en 2010, année chinoise du Tigre de Métal 金虎年 Jīnhǔ nián, trouve ses origines dans le sud de la Chine et le nord du Vietnam. Les influences chinoises — 詠春 Wing Chun, 洪家 Hung Gar, 少林功夫 Shaolin Kung-fu, 峨嵋 Éméi, 蔡李佛 Choy Lee Fut ou Càilǐfó, 武當 Wǔdāng… et vietnamiennes Võ Việt Nam, Thanh Long, Thiếu Lâm Hồng Gia 少林洪家, Shàolín Hóngjiā… conduisent notamment à un travail approfondi des membres supérieurs : frappes de poing, marteaux, avant-bras, pioches, griffes, saisies, tranches, piques, coudes et paumes, mais aussi clés et contrôles articulaires 擒拿 qínná, « poussées de mains » 推手 tuīshǒu, « mains collantes » 黐手 chī sáu, en cantonais, mains souples et blocages cassants.
Sa filiation revendiquée avec les traditions 少林 Shàolín et Thiếu Lâm, ainsi que son attachement à l’étude de différents styles de boxe (散打 sǎndǎ; 散手 sǎnshǒu...) , lui valent une réputation d’ouverture et de respect envers la diversité des pratiques martiales. Son enseignement accorde ainsi une place importante aux techniques de jambes 腿法 tuǐfǎ : positions, déplacements, balayages, esquives et coups de pied variés. Les figures plus spectaculaires y trouvent également leur place dès lors qu’elles conservent une utilité technique, développent les qualités physiques du pratiquant ou contribuent à sa progression personnelle.
虎 影 道 Hǔ Yǐng Dào se définit ainsi comme une école martiale complète et traditionnelle. Complète, parce que son enseignement ne se limite ni aux seules formes ni aux seules techniques de percussion. Il associe notamment :
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les techniques de poing 拳法 quánfǎ et de pied 腿法 tuǐfǎ ;
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les assauts pugilistiques, les exercices d’opposition et le combat libre 散手 sǎnshǒu ou 散打 sǎndǎ ;
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les saisies, clés et contrôles articulaires 擒拿 qínná ;
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les balayages, déséquilibres et projections 摔法 shuāifǎ, issus notamment de la lutte chinoise 摔跤 shuāijiāo ;
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le suivi de l’adversaire, les immobilisations et la continuité du combat au sol 地面控制 dìmiàn kòngzhì ;
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les formes codifiées 套路 tàolù, individuelles ou réalisées avec partenaire ;
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les armes traditionnelles telles que le bâton 棍 gùn, la lance 枪 qiāng, le sabre 刀 dāo, l’épée 剑 jiàn, la hallebarde 关刀 guāndāo / 朴刀 pōdāo ou encore les armes doubles et articulées;
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le travail respiratoire, postural et énergétique 气功 qìgōng, littéralement « travail du souffle et de l’énergie » , ainsi que le Bāguàzhǎng 八卦掌, fondé notamment sur la marche circulaire, les changements de direction et le travail des paumes, le Tàijíquán de style Chen 陈式太极拳 (Chénshì Tàijíquán), associant relâchement, enracinement, mouvements spiralés et puissance explosive — 发劲 fājìn. Ces pratiques développent l’équilibre, la mobilité, la respiration et la continuité du mouvement. Ces exercices sont destinés à développer l’ancrage, la coordination, la mobilité, la concentration et la maîtrise corporelle.
Cette diversité est caractéristique du wushu traditionnel 传统武术 chuántǒng wǔshù, dont les écoles peuvent mettre l’accent sur les techniques de mains, de jambes, de lutte, de défense, de santé ou sur l’usage d’un très grand nombre d’armes traditionnelles. Les formes 套路 tàolù rassemblent elles-mêmes des techniques de mains et de jambes, des déplacements, des sauts, des balayages, des saisies, des projections et des mouvements de lutte.
Le caractère traditionnel de l’École ne se résume toutefois pas à l’apprentissage de techniques de combat. Il suppose également la transmission d’une culture, d’une éthique et d’un ensemble de valeurs : respect 尊重 zūnzhòng, persévérance 毅力 yìlì, maîtrise de soi 自制 zìzhì, humilité 谦逊 qiānxùn et recherche d’un juste équilibre entre le corps et l’esprit. Cette dimension culturelle et philosophique est notamment abordée au travers de l’histoire des arts martiaux et, plus largement, de la découverte des cultures chinoise, vietnamienne et asiatique, de la calligraphie chinoise 书法 shūfǎ, de la danse du lion 舞狮 wǔshī , de la danse du dragon 舞龙 wǔlóng. Loin d’être de simples manifestations folkloriques, la danse du lion et la danse du dragon sont porteuses d’une profonde dimension philosophique, symbolique et spirituelle, exprimant notamment le courage, la protection, l’unité, la prospérité et l’harmonie entre l’être humain et la nature 天人合 tiānrén héyī.
Cette fidélité à la tradition n’exclut nullement la confrontation. Elle lui donne au contraire un sens : vérifier, adapter et maîtriser les techniques apprises face à un partenaire qui résiste et réagit. Les pratiquants qui le souhaitent peuvent ainsi participer à des compétitions, en formes 套路 tàolù comme en combat 散打 sǎndǎ, afin d’éprouver leur précision, leur réactivité, leur gestion de la distance, leur capacité d’adaptation et leur maîtrise émotionnelle en situation réelle d’opposition.
Cette articulation entre tradition et confrontation ne constitue pas une contradiction moderne. Les arts martiaux chinois comportaient déjà des concours de force et de technique, notamment sous la forme du 角抵 jiǎodǐ, ancienne pratique de lutte qui a contribué au développement des systèmes de combat à mains nues. Les rencontres organisées sur les plateformes de défi (擂台 lèitái) ont également longtemps permis à des pratiquants et à des écoles de confronter leurs méthodes.
À l’époque contemporaine, les grands tournois nationaux chinois de 1928 et 1933 réunirent notamment des représentants de styles traditionnels autour d’épreuves de boxe, de lutte et d’armes. Le sanda moderne fut ensuite progressivement réglementé à partir de la fin des années 1970, avec l’élaboration de règles nationales en 1982. La compétition actuelle, sécurisée et encadrée, prolonge ainsi sous une forme sportive cette ancienne volonté de mettre les techniques à l’épreuve, sans renoncer à l’héritage culturel, éducatif et philosophique des arts martiaux.
L’École 虎 影 道 Hǔ Yǐng Dào entend donc former des pratiquants capables de comprendre les formes, d’en saisir les applications et de les adapter à l’opposition. Sa démarche associe tradition et évolution, culture et efficacité, santé et engagement, maîtrise technique et confrontation, afin que chacun puisse trouver sa voie 道 dào selon son âge, ses capacités et ses aspirations.




























